15 septembre 2008
Où serait le mérite, si les héros n’avaient jamais peur ?

“Où serait le mérite, si les héros n’avaient jamais peur ?” Alphonse Daudet
Ma plus grande peur fut pendant assez longtemps la mort. Je pense qu’on est tous passé par cette phase morbide, ce malaise de devoir se retrouver face à la mort. Alors certains contournent cette peur comme ils peuvent, en l’oubliant petit à petit, ou alors en l’affrontant directement dans un face à face terrible. J’ai choisi de vivre avec. Paradoxal mais exact et tellement logique. On ne peut que vivre avec la mort jusqu’au jour où elle nous appelle.
Ensuite il y a des peurs qui relèvent plus de la phobie. Prenons exemple sur celle des araignées. J’ai une vilaine envie de crier dès que j’en vois une. Pas une petite, il faut déjà que ce soit un gabarit, un poids moyen. Les poids plumes j’en fais vite mon affaire. Mais alors devant un poids lourd, je ne bouge plus. Terrorisé. C’est le mot. Alors bien sûr, il y a le coup de l’aspirateur, mais on ne pense jamais que si on n’aspire que l’araignée et rien derrière, elle n’est pas conne, elle va remonter le tuyau et ressortir. Il lui en faut plus tout de même. Reste le bon vieux bouquin de 500 pages, un mix entre le Larousse Illustré et le Quid. On se place au-dessus et on lâche tout. Certes, faut ramasser les morceaux derrière mais on n’en est au moins débarrassé, c’était le but premier à la base, non ? J’avoue, il n’y a aucun mérite à exploser une araignée à coups de Larousse mais une chose est certaine, ça fait du bien et vous dormez tranquille.
Le mérite, on le trouve à n’importe quel coin de rue. N’importe où et n’importe quand. Personnellement, je pense toujours avoir mérité la place professionnelle que j’occupe actuellement. Je ne suis parti de rien, absolument rien, et je suis devenu en quelques années ce que je souhaitais être au final, infographiste. Ou tout du moins à travailler dans un domaine relevant du graphisme et saupoudrée de communication. La fierté en découle obligatoirement mais le mérite est présent grâce à ces années de galère à travailler sur le tas comme on dit. A la base ne savoir se servir d’aucun logiciel pour au final les connaître quasiment sur le bout des doigts. Vous me direz, je ne fais aucun étonné, cela arrive à tout le monde ce genre de mérite, mais celui-là est spécial, c’est le mien.
Écrit par Yannick le 15 septembre 2008 sous Me, Myself & I
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