28 février 2008

“?” sur la tête…

Hier matin, j’allais à la gare comme chaque matin et comme j’arrive un peu en avance pour cause d’horaires décalés des bus lors des vacances scolaires, j’ai le temps de flâner à droite à gauche. Je décide de me mettre assis en face du Huit à Huit de la gare, pépère, les mains dans les poches (oui, même à l’intérieur, il fait froid et il y a surtout pas mal de courants d’air). Là, vers les 7h20, je vois une personne entrer dans le magasin. Elle titubait déjà un peu et tenait un gobelet en plastique transparent dans la main. Le liquide était de couleur brune. Je me rends seulement compte que quand elle demande à la vendeuse une bouteille de whisky je fais la corrélation avec le gobelet. Elle achète également du coca (forcément un bon whisky coca à 7 heures du mat’ c’est le top), des chips et des petits salés. Elle sort du magasin et part vers l’accueil de la gare. Je n’allai pas la suivre cette personne, je ne suis pas curieux à ce point. Non, là où cette scène m’a totalement frappé, c’est que cette personne était une femme. Entre la trentaine et la quarantaine, cheveux blonds, mi-longds, bouclés. Et là je me dis “mais où va t’ont si même les nanas commencent à boire dès le matin ?”. Je n’avais encore jamais vu une femme alcoolique au petit matin et ça frappe vraiment. Je me mets à réfléchir, en me demandant si elle a un mari, des enfants, et si oui, où sont-ils, que font-ils pendant qu’elle se rend à ce magasin de bon matin, totalement pétée ? Je n’ai pas de pitié pour ce genre de personnes, simplement un gros point d’interrogation au-dessus de ma tête en me demandant “pourquoi ?”. Pourquoi en sont-elles arrivées là ? Pourquoi le font-elles ? Et surtout est-ce que ça les rend plus heureuses pour autant ? D’un côté j’avais envie d’aller vers elle lui poser ce genre de questions quand elle est sortie du magasin puis je me suis ravisé, en me disant qu’elle se rendra forcément compte un jour du pourquoi de tout ça. Oui, j’attends qu’elle ai, elle aussi un jour, un point d’interrogation au-dessus de sa tête.

26 février 2008

L’impolitesse

On vit où pour ne plus répondre à un “bonjour” de nos jours ? J’étais d’humeur plutôt jovial ce matin, mais comme chaque matin, je dis bonjour aux personnes se trouvant dans l’arrêt de bus. Hors là, sur les 3 personnes (2 jeunes d’une vingtaine d’années et une nana de 30-35 ans), 3 ne m’ont pas répondu. Je comprends que 1 ou 2 pourraient, mais les 3, ça relève de l’impolitesse totale. Je ne demande pas grand chose pourtant, mais apparemment même ça c’est déjà de trop pour certaines personnes. Bientôt faudra paier pour décrocher une parole à quelqu’un, c’est pas possible. Vous me direz, on paie déjà pour coucher, on n’est pas si loin en y réfléchissant bien. Enfin bon, l’impolitesse n’est pas seulement dans la rue, elle est partout à présent : sur la route, dans les soirées, même dans sa propre famille par moment. On est tous les jours en face de cons et de connes, on en croise tout le temps et on a qu’une seule envie, c’est de leur mettre une bonne baffe. En n’oubliant pas de leur demander si ils éduquent - ou ont éduqué - leurs enfants de cette manière.
Une personne disait ce soir dans le bus, quand je rentrais du taff, “le Sablon *mon quartier* c’est plus ce que c’était”, elle a sans doute en partie raison malheureusement…

PS : pu**** d’OVH de mer** !

25 février 2008

La cotillardise

Ca me bouffe de savoir qu’on doit compter sur les américains pour nous dire quoi faire, quoi dire et quoi penser de notre cinéma. Alors, ça y est, Cotillard reçoit un Oscar et on se prend à rêver, à se dire “wow, La Mome est un film géant, génial, bah oui, c’est les américains qui le disent”. Donc, forcément, on dit Amen et on ferme sa gueule. Eh bien vous avez tout faux les mecs, vous les critiques, les magazines de presse spécialisés dans le cinéma, les journaux télévisés surtout également. Si on avait dû attendre sur les Etats-Unis pour se dire que notre cinéma a du potentiel on n’aurait pas sorti quelques merveilles françaises qui enterrent totalement des bouses US que je ne citerais pas. Depuis Simone Signoret, rendez-vous compte, mesdames et messieurs, nous n’avions plus eu d’acteurs ou d’actrices français remportant un Oscar dans la catégorie Meilleur Acteur ou Meilleure Actrice. Mais qu’est-ce qu’on en a à faire, sincèrement ? Qu’est-ce qu’on en a à faire des avis de personnes qui méprisent par moment notre pays ? De personnes qui au fond d’eux n’en ont rien à faire non plus de Cotillard et du cinéma français (et d’autres puisque c’est bien connu, en Amérique, il n’y a que l’Amérique sur Terre). Si on atterrissait 2 secondes de notre nuage et qu’on se rendait compte que là, actuellement, le JT de TF1 en fait sa une du jour et que cela dure déjà depuis 10 minutes. Déjà que ce JT est totalement hors-sujet d’habitude, vous me direz… Moi ça me fait juste marrer par moment comment on peut être incrédule, aveugle à ce point au point de dépendre totalement par moment d’un pays comme les USA. Et encore, par moment, je me contiens, il y a pas mal de choses qu’on dépeint sur ce pays tout simplement parce que “eux le font”. Donc, forcément, ça ne peut que être bien. Quand on reconnaîtra le cinéma français pour ce qu’il est, et non pas pour sa valeur commerciale outre-Atlantique, on aura pigé quelque chose. Il y a dans les cartons français des tonnes de films indépendants, qui ne verront jamais le jour à cause de ce genre de films, de producteurs et de promoteurs voulant à tout prix la seule chose les faisant bander, un prix et de l’or.
Passé ce coup de gueule, je m’en vais au cinoche voir un superbe film américain : Benjamin Gates :D Crachez-moi dessus, je n’y serais pas allé bien entendu si je n’avais pas une carte illimitée. Bon aprem’ les gens !

Week-end express

Et merde, déjà plus de minuit et je ne suis pas encore au pieu. On va remédier à ça très vite. Juste le temps de vous dire : bon week-end, ensoleillé, repas sympa avec les parents, vu Paris au ciné et fatigué. Bonne nuit !

22 février 2008

Si c’est blanc, ce n’est pas noir

Ce matin, en allant au travail, je pensais à un truc quand j’étais dans le train. Bon, c’est 3 fois rien mais je remarquais juste comment les choses étaient différentes dans l’obscurité et dans la clarté. Je m’explique avant que quelqu’un appelle les flics et me traite de taré. Je regardais juste les paysages, les arbres, et puis surtout la ville. J’ai maté y’a quelques jours une vidéo sur Dailymotion, je ne me souviens plus du lien, où on voyait une banlieue prise avec une webcam en haut d’une tour, et ce du matin au soir. Ca me fait un peu penser à ça en fait. Bref, tout ça pour dire qu’on imagine souvent les choses que d’une seule manière, d’un seul côté et on oublie qu’il existe un autre côté. Le pile a toujours son face (je suis trop poétique ce soir). Bon, et re-tout ça pour dire que je préfère Metz la nuit que le jour. Ouais, tout ça pour ça ^_^
Sinon ? Soirée pépère, devant les Césars et peut-être un bon petit bain chaud. Bonne soirée !

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